La chambre des officiers

vendredi 19 février 2016

Couverture La chambre des officiersAuteur : Marc Dugain
Edition : Pocket
Nombres de pages : 172
Prix : 5.30€

Résumé :
Quatrième de couverture
"La guerre de 14, je ne l'ai pas connue. Je veux dire, la tranchée boueuse, l'humidité qui traverse les os, les gros rats noirs au pelage d'hiver qui se faufilent entre les détritus informes, les odeurs mélangées de tabac gris et d'excréments mal enterrés, avec, pour couvrir le tout, un ciel métallique uniforme qui se déverse à intervalles réguliers comme si Dieu n'en finissait plus de s'acharner sur le simple soldat. C'est cette guerre-là que je n'ai pas connue."

Dans les premiers jours de 14, Adrien F, lieutenant du génie, est fauché par un éclat d'obus sur les bords de la Meuse. Défiguré, il est transporté au Val-de-Grâce où il séjournera cinq ans dans la chambre des officiers. Au fil des amitiés qui s'y noueront, lui et ses camarades, malgré la privation brutale d'une part de leur identité, révéleront toute leur humanité. De cette épopée dramatique, émouvante, mais drôle aussi parfois, on retiendra que des blessures naît aussi la grâce. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Mon avis :

Pourquoi ce livre ?
Il fallait que je relise ce roman pour mon cours de français, ce que j'étais contente de faire, car j'avais un très bon souvenir de cette lecture.


Qualité (hors contenu) de l’ouvrage :
Un roman de poche très simple, une couverture significative de la situation des personnages du roman. J'adhère totalement !

L’histoire et les personnages :
C'est un roman très percutant qui m'avait déjà touché la première fois, mais là ce fut un pur plaisir de le redécouvrir avec deux années de maturité en plus et une réflexion plus développé vis-à-vis des conflits mondiaux qui ont fait rage dans le passé.

Dans ce roman, on ne suit pas les soldats au front mais à l'arrière dans les hôpitaux. C'est donc l'histoire du soldat Adrien Fournier qui dès l'aube du premier combat est "fauché" par un obus, grièvement blesser il passe donc des années à l’hôpital Val-de-Grâce. Et comment vous dire à quel point cette histoire est magnifique et tragique à la fois, les "gueules cassés" et les blessés de guerre, tout ça nous est montré à travers les yeux d'un officier défiguré et cela montre vraiment  la réalité de l'époque, une horrible réalité. 
Mais ce roman n'est pas qu'horreur, dans le décor aseptisé du Val-de-Grâce, on voit se reconstruire des hommes brisés, des amitiés se former entre les soldats, notamment entre le personnage principal et deux autres hommes nommés Weil et Penanster. De voir que des liens amicaux permettent aux grands blessés de faire face est vraiment quelque chose qui m'a beaucoup touché, ils font la course aux opérations, se créent un petit club à trois... C'est un roman qui met vraiment, à l'honneur l'amitié, voir les liens fraternels créer lors de ce conflit.

Nous avons aussi une petite romance entre Adrien et Clémence une jeune femme qu'il rencontre le jour de son départ mais elle n'est pas vraiment exploité dans le sens où Adrien est défiguré et ne reprend donc pas contacte avec elle. Mais par moments, ils se retrouvent et regrettent, puis rien de plus. Cela n'aboutit  pas à grand-chose et je trouve que cette partie du roman reste minime et n'est pas très importante. Elle nous enseigne néanmoins que ce n'est pas l'aspect physique qui compte mais la vraie beauté intérieure (je ne dit pas pourquoi pour ne pas vous spoiler).

Le fait que ce roman retrace vraiment l'intégralité de la "reconstruction" d'Adrien et ses deux compères et vraiment agréable, car on les quitte après la seconde guerre mondiale, le temps du roman est donc plutôt long pour moins 200 pages d'histoire. On les découvre "à moitié mort" (désolé pour l'expression) et à la fin ils sont mariés, heureux et la vie a repris son cours et de lire ça, ça fait vraiment du bien !

Ce roman écrit par un homme né en 1957 et qui n'a donc pas vécu la guerre, mais qui en a été inspiré par son grand-père, est un très bel hommage aux soldats blessés de l'arrière, souvent oublié dans nos cours d'histoire.


Ecriture et lecture :
La plume de Marc Dugain est tout simplement sublime. Touchante et forte, c'est la vraie force de son récit. En lisant son roman, j'avais l'impression qu'il avait vécue la guerre, comme s'il était profondément impliqué, cela donne une authenticité indéniable au roman. J'ai passé une agréable relecture !


Conclusion :

Les + : L'authenticité du récit, une histoire touchante.
Les - :  La petite romance pas assez exploitée.


 Je le conseille :
Si, vous aimez les romans qui traitent de la guerre, je vous le conseille fortement !

7 commentaires:

  1. Je lis assez peu de romans historiques, et je crois que je n'en ai jamais lu sur la guerre de 14. Du coup, celui-me tente beaucoup ! En plus j'ai une compo d'histoire peut-être sur la 1ère GM mercredi. :') Merci pour la découverte !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il faut tenter, c'est vraiment super les romans sur la 1GM :) C'est vrai que parfois c'est utile pour les compo en plus ^^

      Supprimer
  2. Il a l'air vraiment bien, je ne connaissais pas du tout. Ce livre a piqué ma curiosité ! Merci pour cet avis. :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci à toi pour ton commentaire :) Je suis contente de t'avoir permis de découvrir ce roman !

      Supprimer
  3. Ce livre me tente beaucoup surtout qu'il s'agit d'une histoire de la 1GM une des périodes que je préfère de l'histoire. Même si la romance n'est pas assez exploité, je pense que c'est déjà pas mal qu'il y en ait une. Cela me donne plus envie encore. Merci pour cette belle découverte.

    RépondreSupprimer
  4. Je n'aime pas trop les romans traitant de la guerre en générale parce que je n'ai pas trop cette partie de l'Histoire mais je dois avouer que ce livre à l'air intéressant :)

    RépondreSupprimer